Fédération PCF 81 du Tarn

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L'hommage de la section PCF de Carmaux à Jean Jaurès

 

Chers amis,

Chers camarades,

Chaque année, à cette même date, nous nous retrouvons comme un devoir, une fidélité, pour rendre hommage à Jean Jaurès, le fondateur de l’Humanité. Il fut assassiné par le chauvinisme exalté qui prit, le 31 juillet 1914, la veille de la déclaration de guerre, le visage du sinistre Raoul Vilain armé d’un revolver.

Nous ne célébrons pas ici une statue, ni même le portrait sépia d’une gloire passée, ou l’image d’Epinal du tribun du peuple que chacun peut à sa guise, une fois expurgée la teneur des idées et des écrits, encenser ou glorifier comme a pu s’y exercer ces temps derniers cette extrême droite qui l’assassina pourtant, pour mieux tromper le peuple et salir la mémoire ouvrière.

Comme l’a fait ce matin la députée macroniste, en souvenir, dit-elle, en souvenir de quoi pour elle ?

Nous ce matin, Nous célébrons la mémoire d’un homme de pensée et d’action, l’une étant, pour Jaurès, indissociable de l’autre ; l’une nourrissant l’autre.

Nous célébrons le promoteur de la propriété sociale et coopérative, le défenseur du travail souverain et libéré, l’infatigable et obstiné combattant de la paix, l’artisan de loi de séparation des Eglises et de l’Etat, l’humaniste radical qui ne voyait comme frontière au combat émancipateur que l’Humanité, dans la diversité des peuples qui la compose.

Ces peuples qui restent, aujourd’hui encore, jetés les uns contre les autres par les besoins d’une concurrence acharnée au bénéfice exclusif de quelques uns.

Cette cérémonie est un appel à l’action. Jaurès reste pour nos temps si troublés, si chahutés, un inspirateur, un repère solide et fiable.

Il est l’un des jalons décisifs du combat pour l’émancipation humaine, une référence utile dans nos actuels engagements pour faire triompher l’idéal révolutionnaire et républicain dans la cité comme dans le travail, quand il est bafoué par les inégalités, les restrictions de liberté, et les divisions entretenues.

Nous célébrons l’homme de plume qui mit sans cesse son journal l’Humanité à disposition du mouvement ouvrier, syndical et coopératif ; un journal utile à la rencontre entre les ouvriers, les employés, les paysans, les créateurs et les penseurs.

Ce journal que nous avons la lourde mais exaltante responsabilité de faire vivre chaque jour et chaque semaine ; ce journal qui nous permet de nous retrouver par centaines de milliers lors de la fête de l’Humanité dans quelques semaines à la mi-septembre.

Une fête que nous souhaitons grande et belle, joyeuse et combative, utile à fédérer tous les humanistes, tous les progressistes, toutes celles et ceux qui cherchent les voies pour dépasser le capitalisme grégaire et affamé qui rythme autant nos vies qu’il les menace.

Commémorer Jaurès aujourd’hui, 104 ans après son assassinat, n’est pas pour nous une tentative de se draper d’une onction suprême, de s’auréoler du souvenir d’une si belle figure.

 

Commémorer Jaurès aujourd’hui, c’est raviver toute la force et la conviction de l’homme de gauche, engagé par le dialogue et la force des arguments dans le combat pour la libération des producteurs, des travailleurs, de l’oppression capitaliste. C’est offrir à la jeune génération, aux militants, aux citoyens des arguments et analyses pour les confronter au temps présent.

C’est saisir dans la multitude d’écrits, de prises de positions, d’actions politiques menées au cours d’une existence dédiée au combat pour la justice sociale et l’émancipation, des enseignements pour aujourd’hui.

Celui pour la paix résonne encore, plus d’un siècle après sa mort. Elle était pour Jaurès mère de toutes les luttes.

 

Fâcheuse concordance  des temps !

Le Parlement devait à l’initiative du pouvoir discuter d’une révision constitutionnelle visant à renforcer considérablement le présidentialisme. Il en est empêché avec les révélations de cette affaire de nervi installé au cabinet de la présidence de la République.

Ce scandale révèle les dérives d’un pouvoir ultra centralisé, entre les mains d’un tout petit groupe. C’est parce que ce faux policier et vrai cogneur de manifestants disposait de multiples passe-droit, exerçant en dehors de la loi commune, que cette affaire touche le président de la République.

.  Le pouvoir personnel ne peut qu’entraîner avec lui ce monde de parvenus croyant fermement pouvoir agir dans l’impunité permanente couverte par le sommet de l’Etat.

C’est la République qu’on salit ainsi. C’est la politique qu’on déshonore.

 

Jean Jaurès, l’homme de Paix,

Il avait bien saisi que c’est la guerre économique qui, toujours, accouche des conflits sanglants.

« Il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples écrivait-il, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie, qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille, un régime de concorde et d’unité. »

 

il s’exclamait : « Voulez-vous que je vous dise la différence entre la classe ouvrière et la classe bourgeoise? C’est que la classe ouvrière hait la guerre collectivement, mais ne la craint pas individuellement, tandis que les capitalistes, collectivement, célèbrent la guerre, mais la craignent individuellement ».

Nous vous remercions de votre présence à cette commémoration

 

 

ni statue, no portrait sépi

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